Définition œ
Substitution involontaire de mots
Lorsqu'en écrivant, et plus souvent encore en parlant, nous substituons malgré nous un mot imprévu, qui en quelque sorte nous échappe, à celui que nous voulions utiliser, il y a lapsus. De même nature que l'acte manqué cet incident de discours est un tour que nous joue notre inconscient pour lever la censure d'une pensée ou d'un désir.
Ø Printemps 2003. Entre deux averses, il y avait un magnifique soleil. De revoir ce soleil, perdu de vue pendant longtemps à cause d’un hivers rude et glacial (en fait, je sais pas, je ne m’en souviens pas… mais meublons, meublons…), nous redonnait à tous un air de gaieté. Magnifique ce Soleil ! Ce qu’il y avait de moins magnifique, c’est que nous étions en cours de maths. Classe de 2nde. C’était un lundi après midi (début d’après midi même ! ;)), et notre classe était divisé en deux. Nous devions être que 13 ou 14, bref, nous étions en petit comité. J’ai toujours préféré avoir cours avec la moitié d’un classe, c’est plus sympas. C’était notre dernière heure de cours, nous finissions à 15h25 (quelle mémoire !!!).
Durant cette longue et pénible heure de cours de mathématiques, j’étais assise à côté de Paul. Paul le russe. Paul qui m’a toujours impressionné de par son parlé français intact et sans accent, alors qu’il était en France que depuis 7 ans (Paul si tu passes pas ici… rectifie MouAh’ si je me trompe ;)). Paul était fort en maths. Paul m’expliquait les maths. Paul était toujours dispo. Paul, un mec sympas. Paul m’apprenait aussi à dire des grossièretés en russe ; aujourd’hui, je n’en ai retenue qu’une :p je me souviens, que pour ne par se faire prendre, je lui inscrivais des phrases sur ma calculatrice, et lui, me les traduisait en russe (toujours sur la calculatrice. Oui oui, ça sert à tout une calculatrice !:)). Bref, là n’est pas la question, passons. Derrière MouAh’ il y avait Cilou et à côté d’elle, Moute. Nous tentions toutes les 3 de comprendre ne serai-ce qu’une infime partie de cette fichue leçon de mathématiques, mais rien à faire. Ca ne rentrait pas dans nos petites têtes de PiAF’ : On ne pigeait rien à rien aux maths ! Puis, il faisait tellement beau dehors ! Pourquoi étions-nous cloîtrées à l’intérieur à écouter un prof, qui ne s’occupait même pas de savoir si nous avions comprit ou non ? Tiens parlons un peu de ce prof : de taille moyenne, mince, le cheveux noir, le teint matte, les yeux vert clairs… STOP ! Ne croyiez pas là que je décris un bel Apollon ! Ajoutez à cela : quelques rides non dissimulé, des cernes, un cheveux pauvre mais gras, un haleine non correcte, des pulls troués, des pantalons feux de planché….Ah, là, je le reconnais mieux ! Or mit le fait qu’il nous aidait pas tellement lorsque nous rencontrâmes des difficultés, c’était un type sympas. En fait, il me faisait même de la peine parfois. Et encore plus quand j’y repense maintenant. Car ce fait qu’il ne prenne vraiment pas soin de son apparence, qu’il ne soit jamais coiffé, et toujours fagoter.. Bref, il fallait voir comment, relevait sans doute d’un grand mal-être quand j’y repense… m’enfin, nous ne sommes pas là pour faire de la psychologie concernant mon prof de Mathématiques de 2nde. Revenons à nos Moutons.
Donc Paul à côté de MouAh’, Cilou derrière MouAh’, Moute à côté de Cilou (pour vous situez le plan de classe ; lol, genre nous étions que 4 dans la classe… BREF, je me perds !).
15 :25, la sonnerie du lycée retentit :
« YOUPYYY !!! MATHS IS FINISH !!! YEAH POULETTE !!! ON RENTRE CHEZ NOUS !!! »
Hum, en gros c’était ça lol.
Nous rangeons donc nos affaires (oui, j’avais fait l’effort de sortir mon livre de maths !), je me retourne vers Cilou et Moute, et je leur papote de je ne sais plus trop quoi. En fait, je finissais l’histoire que j’étais entrain de leur raconter pendant le cours, mais seulement, la sonnerie m’avait interrompu !!! je ne me souviens plus qu’est-ce que je pouvais bien leur raconter de si important, quoiqu’il en soi, je me souviens qu’elles avaient toutes deux les yeux rivés sur MouAh’ et écoutaient avec attention cette histoire, tout en rangeant leur sac (ah, non enfait, Moute devait avoir déjà fini de tout ranger, car elle ne déballait jamais rien elle : en maths du moins ;) Moute si tu passes par là… »Bien le bonjour » !Mdr BREF je me perds encore, arrêtons les messages persos).
Donc je papote, je papote et d’un coup, des mots sont sortis, de ma bouche, des mots que je n’ai pu contrôler, des mots que l’on appel : lapsus. Je m’entends encore dire (l’air EXTREMENT SERIEUSE) :
« Ouais mais tu vois enfait, le problème, c’est que je lui ai déjà fourré le cul »
(Pardon pour ces mots tellement grossiers mais je n’y peut rien hein…)
Oyé, Oyé ! Rien qu’en écrivant ces mots j’ai honte. Je ne me souviens plu de qui, ni de quoi je parlais, mais quoiqu’il en soi je l’avais dis. C’est là que vous allez me demander :
« Mais quelle était la « vraie » phrase en réalité ? »
La vraie phrase, enfait était :
« Ouais mais tu vois enfait, le problème, c’est que je lui ai déjà fais le cou »
Autrement dit, rien à voir avec la première… Mais quel cou avais-je bien pu faire? Et à qui ? Quelle était la victime ? Allez savoir ! Peut-être que Moute ou Cilou pourraient vous renseigner aujourd’hui, mais MouAh’, je ne m’en souviens vraiment plus.
Donc, après avoir lâcher cette phrase choc, inutile de vous précisez que nous sommes partis dans un fou rire tel, qu’il a bien dû duré des semaines et des semaines… Ce qui était vraiment marrant c’est que Cilou et Moute on de suite réagit à l’énormité que je venais de dire, alors que pour ma part, il m’a fallut un petit temps (3/4 de secondes) avant de réaliser la chose. Cilou elle, n’en pouvait plu, elle riait, elle pleurait, elle hurlait… Mais je crois surtout qu’elle pleurait… C’est grâce à elle que j’ai découvert le sens de l’expression « Etre plier de rire » Elle était carrément plier en deux sur sa table, ne pouvant à peine reprendre sa respiration, se cachant derrière ses cheveux longs. Moute elle, était également recroquevillé sur elle même, mais tentait désespérément de regagné la porte de la salle de cours, afin de pouvoir sortir le plus rapidement possible. Pour ma part, j’étais en face de Cilou, également plier, jusqu’au moment où le prof nous a littéralement « viré » de la salle :
« Bon, c’est bon là, allez, sortez !!!!»
Quand vous vous faites reprendre par un prof alors que vous riez, ça vous calme. Vous vous arrêtez net. Nous non. Je crois qu’on n’a même pas eu la force de lui dire Au Revoir à vrai dire. Nous sommes parties, tentant de nous aider mutuellement pour ne pas tomber. Telles des vieux picolos sortant tout droit du bistro du coin.
Nous avons retrouvé Moute à la sortie, dans un état second. Et c’est là que le long, pénible et douloureux périple a commencé. Nous devions marcher tout le long du lycée, remonté une allée, qui m’a parut interminable. Nous étions vraiment « mortes de rire ». J’étais fatiguée, fatiguée déjà de marcher, de tenir debout. Fatigué de rire. Je n’arrivais vraiment plus à reprendre mon souffle, et de voir les deux autres dans un état similaire, ne faisait qu’aggraver la situation. Nous sommes donc enfin arrivé à la destination souhaitée, à savoir, les arrêts des bus. En fait, c’était Cilou et Moute qui devaient prendre le bus. MouAh’, je rentrai a pied. 1km200. Comment allais-je faire ? Une fois que je les ai quitté, je riais encore, elles aussi d’ailleurs ; je les entendais très bien. Mon souci premier était de ne pas faire tièp’ : qu’allaient penser les gens en voyant une pauvre fille sur la route, rentrant chez elle à pinces, et riant aux éclats ? Cependant j’ai vite trouvé la solution : Mon téléphone portable. Je ne m’en sers jamais, mais là, j’allais m’en servir, il était mon ami, mon sauveur. Je l’ai donc pris, faisant « genre » que je téléphonais, et simulant une conversation des plus hilarantes possible. Pas mal l’astuce ? En écrivant cet article je me rends compte à quel point c’était ridicule. Ca serai aujourd’hui, tanpis, je rigolerai seule, dans la rue, et qu’importe ce que les gens penseraient ou diraient… mais que voulez-vous… A 16 ans…
Quelques temps plus tard, je me souviens d’avoir révélé cette petites astuce à un de mes camarades de classe faisant parti du GanG’ des Teubés : Le Mulot (si tu passes par ici, « bien le bonjour ! ;)). Je me souviens qu’il m’avait rit au nez en se moquant de MouAh’ ! Puis il n’a pas arrêté de me taquiner avec ça, jusqu’à la fin de l’année scolaire… Shame…
Une fois rentrée chez MouAh’ (eh oui c’est point fini !), je raconta cette aventure à Mum’, a qui cela faisait énormément rire aussi, mais m’a quand même dit :
« Oh dis donc ! Tout de même ! » ( l’air très choquée !)
MouAh’ « bah quoi ??? Y’a rien de mal » :p »
Mum’ après mure réflexions : « mais tu sais ce que ça veut dire au moins ton truc concrètement là ? »
Du concret, Mum’ voulait du concret, elle allait en avoir :
« Bah oui, c’est comme quand tu prépares un poulet, tu lui « fourres » le cul avec du persil , pour qu’il y ai plus de goût !» (Fière de MouAh’ !
Silence de la Part de Mum puis elle ria de plus belle :
« Ah non pas du tout !!! C’est pas ça du tout ».
C’est à la façon dont elle me regardait (l’œil rond), que je compris le sens de la phrase que j’avais prononcé devant mes copines : La Honte !!!! Si MouAh’ j’avais mal interprété le sens de cette phrase, mes amies l’avaient-elles bien interprété ? Si oui, shame shame shame et shame !!! Si non, je peux encore m’en sortir… Avaient-elles, elles aussi pensé à du poulet (ou limite une dinde… Une pintade aurait même fait l’affaire!) Ou avaient-elles pensés à la chose à laquelle il fallait penser ?
Je ne sais point, à elles de me le dire, car c’est vrai que je ne leur ai jamais posé la question. Cilou ? Moute ? Vous êtes là ? lol.
Quoiqu'il en soit, heureusement que cette petite aventure nous ait arrivé à la fin d'un cours, et non au début... Cela aurait été atroce... FiouF'!
Tout cela pour vous dire, que les Lapsus ne sont pas toujours révélateurs, et pour cause ! Donc STOP aux idées reçues !
Tout cela pour vous dire aussi que j’ai toujours trouvé cela dingue, que des mots puissent nous faire rire. Cela dépend du contexte dans lequel ils sont introduit, de la manière dont ils se marie, de la manière dont on les prononce… Hum’ ça part un peu loin ce que je dis là, stop aux pensées philosophique du lundi soir, il vaut mieux !
Petit conseil de dernière minute : RieZ, RieZ ! Cela peu faire tellement de bien parfois ! Puis… Ca fait les abdos n’est-ce pas… :D
Et Vous? Cela ne vous ai jamais arrivé de faire des laspus?
Je dédie ce petit article (et vous l’aurez deviné…) à Cilou et Moute en souvenir de nos nombreux fous rires en cours (et hors cours, oF CourSe ! Et c’est dire si il y en a eu !), de nos nombreux délires, et de petits mots échangé en classe…
Bisous les Filles ;)
VoUs DiTeS ?