Le Phénomène H, PART 1

Publié le par MouAh

Mise En Situation :

Ø Mars ou Avril (je ne me souviens plus exactement),  Classe de terminale, nous étions en cours de communication. La classe était divisée en 3 groupes. Chacun des ces groupes devaient réaliser un projet réel de leur choix. Un groupe avait choisi de faire une collecte pour les restos du cœur (d'ailleurs, ça n'a pas trop fonctionné... Sympas, vive la solidarité!) Un autre avait décidé d'organiser un  tournoi de tennis (qui n'a jamais abouti d'ailleurs...lol). Mon groupe avait choisi d'organiser une réunion avec d'anciens élèves de terminale, afin de voir ce qu'ils étaient devenus, comment ils avaient appréhendé le Bac etc...Ce qui était très intéressant pour nous, pauvres élèves de terminale, qui "FLIPIONS" (il faut le dire...) à cause du Bac qui nous attendait en fin d'année.

C'était un lundi après midi. Avec un membre de mon groupe, nous avions la lourde tâche d'aller demander au proviseur, son accord pour  organiser cette réunion. Le Proviseur!!! Je n'étais jamais allée dans son bureau! J'étais impressionnée à l'idée d'aller lui demander quelque chose...  (Oui, il faut dire que je ne suis pas une futée de la vie) Avec du recul, je me dis que c'est idiot "mais bon". Je comptais beaucoup sur H. (mon collègue) pour pouvoir faire le boulot à ma place, c'est à dire "parler".
H: Un petit gars bien sympathique, un peu grassouillet (mais ça lui va bien), qui a toujours  l'air de débarquer de on ne sait où... A vrai dire, je me suis toujours demandé s'il était bien de notre planète... H. c'est le genre de type qui ne comprend jamais rien à rien. Tu as beau lui expliquer les choses en long, en large et en travers... Il ne comprend rien! Avec H, patience oblige. De plus, il n’a jamais de chance.
Nous voilà donc parti pour un long périple (on avait juste le lycée à traverser à vrai dire)...
Pendant que nous descendions les deux étages, je n'arrêtai pas de dire à mon confrère : "C'est toi qui parles, c'est toi qui parles!!!". Lui: "Mais non! Vas y toi!". Bref, voici la conversation que nous avons eue tout le long du trajet. Arrivés devant la porte nous en étions toujours au même point :"c'est toi qui parles!", « mais non!!! TOI!». Nous avons du resté 5 bonnes minutes derrière cette maudite porte (vous comprendrez plus tard le terme "maudite"...). Voyant que je ne démordais pas, H. a fini par céder. Il allait parler. Histoire de dire que j'avais fais quelque chose dans cette mission, je frappe à la porte…
Jusqu'à là, aucun souci. H. parle au proviseur, moi je fais des "oui" de la tête pour faire genre je m'implique dans la démarche...
Je n'avais jamais eu l'occasion de parler au proviseur (ou plutôt de le voir parler à des élèves...). J'ai découvert un homme très gentil, souriant, et avenant. Il n'était pas le genre de proviseur froid et distant voulant à tout prix que l'entretien se termine. Non, il nous posait pleins de questions (normal...).
 
Inutile de vous dire qu'il a accepté tout de suite notre projet; il le trouvait vraiment intéressant, et bénéfique pour les élèves de terminale.
En sortant, H, galant (c'est vrai qu'il est pas très finaud par moment mais là j'ai été agréablement surprise), m'ouvre la porte et me laisse passer. Je sors dans le couloir et me mets à marcher en direction de notre salle de classe. Je pensais que H. me suivait. Non, il été encore entrain de papoter avec notre Proviseur! Je l'attends. Au bout d'un "petit'" moment, j'entends un poli et bref : "au revoir Monsieur", et je revois enfin mon petit H. passé le pas de la porte. C'est ici que le drame est survenu:
 H. ferma la porte, fit trois pas vers moi, et se rendit compte (enfin) qu'il avait encore la poigné dans la main. Il baissa les yeux vers l'objet,  l'air perplexe se demandant probablement  "qu'est-ce que c'est que ça?" et me dis : "qu'est-ce que j'en fais?". Et me voilà parti dans un puissant fou rire  que je ne pu contrôler... (Notons que nous étions dans le couloir desservant tous les bureaux de l'administration, où règne le calme et le silence) En lâche que je suis, je suis parti à toutes jambes, pliée en quatre et essayant de retenir mon rire pour ne pas attirer les foules... (Et pour ne pas se faire disputer !!!). Ce couloir me paraissait interminable. Sans compter que je croisais des lycéens qui se demandaient sans doute ce que j'avais; ils ont du me prendre pour une folle. Tant pis.
Me voilà dans le hall. Qu'ai-je fais? J'ai laissé mon acolyte en galère! Pourquoi est-ce qu'il a fallu que çà tombe sur la poignée de la porte du Proviseur!? Pourquoi pas une autre??? Rongée par la culpabilité, je me ressaisis et retraverse le couloir afin de venir en aide à H.
H. était toujours là. Il tentait désespérément de re-fixer la poignée de la porte... (Sur la porte). Quel tableau! Comment voulez vous ne pas rire? Et si le proviseur ouvre la porte? Sur le moment, je n'ai même pas imaginé cette situation. Le plus urgent était de remettre la poignée en état et de retourner en classe.
 
Soudain nous entendons une voix : "Bah qu'est-ce que vous faites?". Nous nous retournons. C'était une femme. Je ne la connaissais pas. C’était sans doute une secrétaire. H. commençait à partir dans des explications saugrenues ayant pour but de se justifier (« ce n’étais pas sa faute ! »... La femme pris un air blasé, leva les yeux au ciel et nous dit : "ah! Ce n'est pas la première fois que ça arrive, donnez!". H. lui donna donc l'objet du délit. Quel soulagement quand nous avons constaté que nous n'étions certainement pas les premières victimes de cette fichu poignée!
Et nous sommes partis.
Inutile de vous dire que j'étais dans un état second : je riais, je riais! H. lui, avait un petit sourire en coin, mais ne rigolait pas. Arrivés en classe, nous avons raconté cette mésaventure à nos camarades qui en sont arrivés à la même et éternelle conclusion : H. n'a vraiment pas de bol, c'est un fait.
J'en riais encore quelques jours après (voir quelques semaines). J’en ris encore rien qu’en écrivant cette histoire.
 
Quelques temps plus tard...

Nous avons donc fait cette fameuse réunion, qui s'est d'ailleurs, très bien passée...
H. était à l'entrée du lycée, et avait pour mission d’accueillir les anciens élèves, en leur indiquant les salles dans lesquels ils devaient se diriger. Ne voyant toujours pas les « anciens » arrivés dans les salles, je m’inquiétais. Et s’ils ont tous oublié de venir ? La cata !!!! Je descendis dans le hall. Et compris tout de suite « POURQUOI » les gens ne venaient pas : au lieu de faire son « boulot », notre H. « Nationale » discutait le bout de gras avec ses potes… (Pas concerné H...)
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Publié dans AvEnTuRaS De MouAh' !

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Commenter cet article
S
Hé hé hé !!! Alors tu as passé une bonne nuit quand meme ?? :P<br /> En tous cas, voila chère MouAh' tu sais de quel H il s'agit a présent ;) D'ailleurs j'attends l'histoire avec impatience :D
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M
Oui !:) L'histoire dont tu parles sera sans doute bientôt sur la toile :) Mais c'est pas drôle, tu l'as connais déjà !!!
S
Ah ah ah ah ah !!! Trop fort ce H !!!<br /> J'ai trop ri en lisant cette petite "histoire" !!! Et il faut bien dire que la facon de raconter nous met bien en tete la scène !!! J'adore le moment ou tu le laisses tout seul... Enfin au moins tu as eu un remords !! C'est déjà pas mal :)D'ailleurs en lisant ce passage ca m'a fait penser a un autre histoire que tu m'as racontée tu sais avec un autre H... ;) <br />  
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M
So> un autre H??? je ne vois pas du tout de qui il s'agit... humm, non jene vois pas! Rô je vais cogiter toute la nuit maintenant...!!!