Les Yieuv', Ces sans gène !
Mise au Point
Le terme « Yieuv » (signifiant « vieux » en verlan), n’a pas ici un usage péjoratif, bien au contraire ! Je l’utilise plus comme une forme d’affection (si si !).
N’avez-vous jamais été confronté à une situation dans laquelle vous vous êtes surpris à penser (tout bas, bien sûr…) : « Vraiment sans gène celle-ci ! », « celle-ci » désignant ici, le petite vieille qui vient de vous passer devant le nez à la boulangerie.
Personnellement, ce genre de situation m’arrive très souvent. Mais pour une fois, l’histoire que je vais vous raconter ne m’est pas arrivé à moi directement (cependant, j’étais présente !).
Plantons le décor
Mois de Novembre 2005, le froid commence à se faire sentir. Je séjourne à BestLand chez ma sœur. Jeudi soir, elle doit se rendre à son cours de fitness. Je décide de l’accompagner (oui, grande sportive que je suis !).
Quand vous décidez de vous inscrire à un cours de gym, il faut vous attendre à être entouré de beaucoup (beaucoup) de « yieuv de type féminin ». C’est un fait.
Donc nous arrivons à destination du gymnase et retrouvons A. une amie de ma sœur qui fait aussi de la gym. Le cours précédent n’est pas encore fini ; c’est un cours de tennis où les gens « se la pète » (disons les choses comme elles sont), et jouent très mal (en plus !).

En attendant, ça papote de tout les côtés,( à ce moment là on ressent bien la chez la gente « yieuviène » une certaine impatiente à commencer le cours de sport), les groupes se forment, certaines se déshabillent devant tout le monde, pendant que les autres se plaignent d’atroces courbatures.
Le cours de tennis est « enfin » fini. A ce même moment (alors que les tennismen n’ont même pas eu le temps de ranger leur filet), c’est la course : tout le monde se rue sur les tapis de sol (des fois qu’il n’y en aurai pas assez pour tous le monde..), et s’installe, dans la salle, en rang d’ognon face à la prof.
A. ma sœur et moi étions les premières à nous installer (oui oui, nous aussi on fait la course ! ;), tout devant et bien au milieu, pour être aux première loges. On attend que tout le monde se place gentiment, et c’est là qu’arrive une petite femme âgée, toute recroquevillée sur elle même, des petites lunettes rondes, le cheveu pauvre et hirsute, levant les yeux vers A. en lui disant :
« C’est ma place ici ! je suis là depuis 30 ans ! » En gros : « vires toi, je veux être là » 

A. s’exécute sans broncher. Enfin, « sans broncher », c’est vite dit ! Disons que le regard de A en a dit plus long que les paroles qu’elle aurait pu prononcer. C’est à cet instant que je pris conscience de l’expression « fusillé du regard » . A recule donc d’un mètre ou deux.
Nous voici donc séparé de notre petite A.
Le cours n’avait toujours pas commencé, j’étais donc à côté de ma sœur, et A était juste derrière nous. Nous nous jetions des regards l’air de dire « non mais ta vu la vieille là ? Pas gênée ! ». il y a eu quelques échanges verbaux entre A et ma sœur que je ne pu entendre.
C’est alors qu’un deuxième incident est survint :
Une deuxième petite vieille (mais plus grande que la première) positionné à côté de ma sœur lui lança :
« Vous prenez trop de place !!!! »
(Et autoritaire avec ça !)
(Et autoritaire avec ça !) Petite précision : ma sœur a une corpulence normale (c’est bon de le noter)
Là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Ma sœur excédée, prends sa serviette, sa bouteille d’eau (enfin… « Notre » bouteille d’eau), avec violence et part à grandes enjambées au fin fond du gymnase, sans piper mot.
C’est ainsi que nous nous sommes retrouvées dispatchées pendant ce cours de gym.
Moi, entre la vieille ayant causé du tort à ma sœur, et une autre qui m’arrivait sous le bras, très souriante mais qui faisait tout, sauf les exercices proposés par la prof, A entre les deux petites jeunettes (les seules), et ma sœur, seule, au fond.
Après la séance de cardio, il y a une pose, où tout le monde se rafraîchit (sauf moi étant donné que la bouteille était partie avec ma sœur à l’autre bout de la salle.). A ce moment, A. me propose que nous allions nous installer avec ma sœur (en effet, il y avait de la place autour d’elle, elle s’était vraiment isolée, ainsi, personne ne pouvait lui reprocher de « prendre de la place »)
Je retrouve donc ma chère sœur et la bouteille d’eau (surtout la bouteille d’eau !!) et c’est reparti pour une série d’abdos ! (BeUrK’ !) 

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